Boutiques

Astier de Villatte

173 rue Saint Honoré, 75001 Paris

+ 33 1 42 60 74 13

De lundi à samedi, de 11 h à 19h00

 

Astier de Villatte

16 rue de Tournon, 75006 Paris

+ 33 1 42 03 43 90

De lundi à samedi, de 11 h à 19h00

 

boutique@astierdevillatte.com

 

A propos de la boutique rue St Honoré

C’est par le plus grand des hasards qu’Ivan Pericoli tombe en arrêt devant ce «Petit Paris » de la rue Saint Honoré, une boutique fermée depuis des lustres. 

Dés 1788, ladite boutique connaît une incroyable destinée qui perdure encore aujourd’hui avec le bazar de luxe Astier de Villatte. Un humble tabletier éventailliste du nom de Biennais s’y installe sous l’enseigne du « Singe Violet ». Il y fabrique des tablettes à écrire et toutes sortes d’objets, des jeux pour dames, de la petite ébénisterie, des pots à tabac, des gratte-langues, des peignes en ivoire, des brosses à dents. Par chance, sa bonne étoile le conduit un jour, grâce à la commande d’un poinçon en or, à devenir Orfèvre de Napoléon puis fournisseur  exclusif des « coffrets nécessaires » de voyage de leurs Majestés Impériales et Royales. Il travaille alors les plus beaux matériaux, l’or, l’argent, le vermeil, le cuivre, le cuir et les bois fins et devient la star de ce quartier de commerçants. En 1829, fatigué, il cède son affaire à son collaborateur.

Des années plus tard, le Singe Violet est repris par Monsieur Gilbert, marchand de couleur, qui en fait un véritable souk dénommé « Le Petit Paris ». Même décor, mais des crochets sont arrimés partout pour suspendre la marchandise. Gros succès. D’autant que Gilbert, planté en tablier sur le seuil de sa droguerie, interpelle joyeusement les filles qui passent.

Trente ans s’écoulent avant qu’en 2000, Astier de Villatte n’investisse l’endroit passablement délabré. Pas question de chantier de démolition, il faut respecter l’esprit des lieux et leur ange gardien. La boutique est rénovée précautionneusement avec des matériaux de récupération, pierres anciennes, tomettes, parquets d’époque, peinture sur mesure. La façade est repeinte en vert wagon, sa couleur d’origine. Un magnifique meuble ancien de rangement soutient l’un des murs, les dénivelés demeurent ainsi que les trois étages reliés par un étroit escalier en bois. Ivan et Benoît, pour satisfaire un vieux rêve enfantin, y installent en compagnie de leurs céramiques et leurs meubles une impressionnante quantité de petits objets hétéroclites, insolites et rigolos, histoire de » s’amuser un peu ». On trouve pèle mêle farces et attrapes, fausses cigarettes, masques, stéréoscopes, carnets en moleskine, petites écharpes romaines, balles fleurs… Vingt ans après l’ouverture et l’arrivée en 2008 des très chics produits parfumés qui voisinent avec les époustouflants gants à poussière de l’0régon, les découpages de John Derian, les sacs à fermoirs de grand mère d’Art et Science, la bonne fortune d’Astier de Villatte ne se dément pas. Les lieux ne désemplissent pas.

 

A propos de la boutique rue de Tournon

Astier de Villatte ouvre sa deuxième boutique au 16 rue de Tournon à côté du café préféré des sénateurs, reconnaissable au fameux vert wagon de sa vitrine, le même que celui de la rue Saint Honoré.

Le Lieu : une ancienne librairie aux contours rapetissés de faux murs révélant lors de la rénovation de beaux panneaux de bois peints et, signe du destin, un carrelage d’époque en trois dimensions, conforme en tous points à celui imprimant les célèbres carnets de la maison.

Inspirés des couleurs déjà existantes, les murs ont été repeints d’un vert gris imprimé de motifs de roses or vieilli, leurs soubassements en vert plus sombre et brillant.

Viennent décorer l’espace d’anciens meubles de métiers en bois brun, à petits casiers pour les parfums, bougies, produits de soins et pour la papèterie, à étagères pour le rangement de la vaisselle en céramique blanche et pour l’exposition des objets particuliers, un incroyable meuble à double vitrine tout en largeur déniché aux puces.

Dès l’entrée, une table massive exposant le choix  d’objets du moment de ce nouveau bazar de luxe, puis dans la pièce suivante le grand comptoir en bois de cerisier et au fond, tel un puits d’éclats de lumière colorés, le vitrail signé du peintre Pierre Carron, auteur des vitraux de la cathédrale d’Orléans, qui est aussi le père de Benoît Astier de Villatte. Peints sur le verre à la main par l’artiste lui-même de motifs têtes d’anges, oiseaux, bouquets de fleurs, cette œuvre a été réalisée à l’Atelier du Vitrail à Chartres, prêté gracieusement au peintre pour l’occasion.